ancien VP Librex
assistant ULB
enseignant
délégué syndical CGSP
enfin un Rectorat qui prend ses responsabilités !
A quand un CEAE responsable? Que le CEAE revienne aux valeurs défendues par ses fondateurs !
Les étudiants à l'origine de cette initiative et averis des thèses de Ramadan, ne se placent-ils pas, eux aussi, en dehors du débat et des valeurs du libre exament et leur place est-elle à l'U.L.B?
je me sens plus proche d'un homme comme le moufti de Marseille, Monsieur Soheib Bencheikh que de Monsieur Ramadan, même s'il nous considère comme des "Musulmans passés à la lessiveuse
Bravo à vous, voilà une position très courageuse. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous taire lorsque les valeurs fondamentales de notre société sont attaquées par des individus qui prétendent nous donner des leçons de démocratie, tout en rejetant l'égalité, la laïcité et la mixité.
Sous un sourire de façade et une apparence de respectabilité, le pire peut se cacher.
Restons vigilants et mobilisons-nous pour créer ensemble une société basée sur le respect et non sur la haine.
Delphine Szwarcburt
Vice-présidente du Comité belge NiPutes Ni Soumises
Bravo à votre courage !
Il est temps de rappeler que le libre-examen n'est pas une auberge espagnole, une porte ouverte à tous vents, un saloon où des doctrines totalitaires et obscurantistes auraient forcément leur place en tant qu'elles sont des docrines.
Le libre-examen est une méthode reliée à des valeurs qui organisent le vivre ensemble comme :
- la liberté de pensée (et donc de refuser librement ce qui ne nous convient pas dans un espace privé, associatif ou d'enseignement) ;
- l'égalité en droits et en devoirs de toutes et de tous quelles que soient leurs origines (ce qui est un crime abominable ici - p.ex. la lapidation des femmes adultères, la pendaison des homosexuels, la mutilation des voleurs - est un crime abominable là-bas, et rien ne justifie qu'on le relativise. Il ne peut y avoir de moratoire sur l'abattoir. Le sang a la même couleur partout ;
- la mixité sociale, économique, des cultures et des sexes (sans quoi l'exercice même du libre-examen devient un objet de luxe réservé à certain/es) ;
- la laïcité institutionnelle qui sous-tend ces principes, institutionnelle, puisqu'elle sépare l'intime du collectif, le droit de la foi ;
- le respect mutuel : p.ex. si j'ai le devoir de respecter ta personne, je ne suis pas obligé de respecter tes opinions, et tu as les mêmes droits et devoirs en retour. Ainsi : je ne refuse aucunement que tu t'exprimes sur la place publique, en dépit du regret que j'ai de tes opinions, mais je n'ai pas du tout envie de t'ouvrir ma porte et cela, tu dois aussi l'admettre en retour.
De surcroît, les démocrates ont le droit de dire non. L'ULB, institution d'enseignement fondé sur des principes clairs, a le droit de dire non, de refuser de louer ses locaux à une personne ou à des groupes du type de Ramadan, Dieudonné, Le Pen ou Dewinter, qui ne
L’Université Libre de Bruxelles a des valeurs... qui autrefois ont fait d’elle le fer de lance du progrès et de la Résistance à la dictature. Il s’agit à présent de poursuivre cette mission : défendre la démocratie, l'égalité entre hommes et femmes, la liberté d'expression et le droit de critiquer les idées (toutes les idées, même religieuses), le libre-examen, la laïcité...
Je veux manifester mon soutien à ces valeurs. Pour qu’elles survivent, il est indispensable de les « mériter » en les défendant ouvertement. En diffusant cet appel auprès des progressistes qui ont déjà compris le danger, et en ouvrant les yeux des autres: ceux qui sapent et contestent l’universalité de nos valeurs (en les retournant habilement contre elles-mêmes !) veulent imposer un monde où nous ne pourrions même plus les proclamer.