L'Université a le courage de ses valeurs. Elle le fait savoir et c'est très bien. Au moins, Monsieur Ramadan apprendra-t-il que l'on ne peut pas bafouer les principes démocratiques et les droits de l'homme dans des discours sirupeux et lénifiants sans s'attendre à une forte et juste réaction.
C'est le devoir d'une Université de choisir quels sont les livres qui sont étudiés, quels sont les domaines qui sont approfondis, qui et pourquoi profite de ses installations. Par faute de temps, d’espace, d’argent, combien de personnalités qui n’ont pas souvent l’occasion d’exprimer leurs idées pour expliquer comment le monde pourrait être plus humain et égal ne sont pas invitées ou soutenues? En échange personne n’a besoin de s'asseoir à la table de T Ramadan pour débattre de ses opinions ou savoir ce qu'il défend ou dit librement partout ou il passe, notamment lorsqu'il parle d'obliger des êtres humains de faire telles et telles choses et juge et condamne ceux que ne suivent pas les pratiques qu’il défend ou semble vouloir imposer.
Personne n’a besoin d’inviter Bush pour débattre de l’action de l’armée américaine, ni le pape pour débattre de certain aspect de l’église catholique. Refuser, d’invité Bush ou le Pape dans les locaux de l’ULB, semblerait également un bon choix. L’ULB semble faire les bons choix. C’est l’enseignement que je désire pour mes enfants.
Il faut absolument que les religions restent dans l'espace de la spiritualité et de la philosophie.
Le message de toutes religions sont des idéaux et non des préceptes à suivre à la lettre, c’est avant tout l’esprit qui prime.
Elle n'ont rien à faire dans le cadre du politique et sont même dangereuses dans cet espace.
Sans cette faculté de dire non, en des temps autrement plus troublés, nombre de signataires n'apparaîtraient malheureusement pas sur cette pétition: la tolérance est une arme à double tranchant...
Je vous félicite pour votre courage Monsieur Vincke!
Le doute et la tolérance ne doivent pas être interprétés comme des faiblesses par les ennemis de la démocratie et de la raison.